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L'AMERIQUE
LATINE, VICTIME DE L'ETATISME
OU DU CAPITALISME ?
Les malheurs économiques de l'Amérique
latine sont-ils sans remède ? Malgré des performances
brillantes dans certains domaines, la hausse des prix et
la crise de l'endettement y accompagnent presque partout
la stagnation et la misère. On prétend que
cette situation dramatique est due au capitalisme, qui organiserait
l'"exploitation" à l'échelle mondiale.
Cette interprétation tendancieuse, qui nourrit une
étonnante "théologie de la libération",
ne résiste pas à l'analyse.
L'Amérique latine n'a pour ainsi dire
jamais connu le vrai capitalisme, mais un étatisme
plus ou moins accentué selon les époques et
les pays. Un interventionnisme tatillon, poussé jusqu'à
la militarisation de l'économie, va de pair avec
une instabilité des institutions qui confine à
l'anarchie. Telles sont les véritables causes de
la faillite.
Pour remplir les conditions d'un développement
rapide et équilibré, ces pays doivent s'ouvrir
aux marchandises et aux capitaux étrangers, stabiliser
les prix, établir le règne du droit et libéraliser
l'économie : il leur faut ramener l'État à
ses fonctions essentielles, en retrouvant un modèle
de civilisation commun à l'Europe et au Nouveau Monde.
On peut avoir confiance dans l'avenir de l'Amérique
latine, car une nouvelle génération paraît
résolue à la faire sortir des ornières
de l'étatisme.
1989, ISBN 2-908046-00-8
95 p., 50 FF
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