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Éditorial
Trente ans de combat pour les idées politiques

par Henry de Lesquen
président du Club de l'Horloge
Le Club de l’Horloge est un cercle de pensée
indépendant des partis. Depuis sa création, en 1974, il
n’a cessé de mener avec ardeur le combat des
idées politiques, avec toute l’audace nécessaire,
et en toute liberté, pour répliquer à la gauche
sur un terrain où elle a longtemps eu l’avantage.
Un appel à la mobilisation intellectuelle
Soucieux de développer des liens avec les milieux de la
politique, de la culture, de l’information et de
l’économie, le Club de l’Horloge a organisé
de nombreuses rencontres. Un ouvrage établi à
l’occasion de notre trentième anniversaire, fin 2004,
dresse un bilan de nos travaux. On y trouve les grandes lignes
d’un corps de doctrine qui a été
développé au fil des années pour répondre aux
aspirations populaires, tout en intégrant les derniers
acquis de la connaissance scientifique, philosophique, historique
et juridique : ce sont les arguments dont la droite
française a souvent cruellement manqué pour faire face
victorieusement à la gauche. Ce livre-anniversaire n’a
pas seulement pour objet de dresser un bilan. Il est
également un appel à la mobilisation intellectuelle,
car ce sont, en dernière instance, les idées qui
mènent le monde.
Un témoignage de de reconnaissance
Je souligne la grande diversité des personnalités qui
ont contribué aux ouvrages et aux manifestations du Club de
l’Horloge, parmi lesquelles on compte quatre anciens
Premiers ministres. Et je tiens à renouveler ici les
remerciements que nous leur devons. Lieu de dialogue et
d’échanges, le Club de l’Horloge est fier de les
avoir reçues et il se réjouit d’avoir beaucoup
appris à les écouter. Demain, comme hier, nous
demeurerons attachés à cette tradition
d’ouverture et d’indépendance.
Certains de nos amis et invités sont aujourd’hui
disparus. Notre livre-anniversaire est aussi un hommage à
leur mémoire et un témoignage de reconnaissance. Je ne
puis en citer ici que quelques-uns : deux de nos
“maîtres à penser”, Julien Freund et Jules
Monnerot, qui étaient des personnages puissants et
attachants, et qui nous ont laissé un souvenir
impérissable ; deux grands hommes de presse, Louis Pauwels,
qui a fait écho à nos analyses dans les colonnes du
Figaro-Magazine, et Raymond Bourgine, qui nous a soutenus à
travers Valeurs actuelles et Spectacle du monde ; deux anciens
responsables du Club de l’Horloge, Maurice Boudot, qui
était en outre président d’Enseignement et
liberté, et Yvon Briant, président du C.N.I., qui fut
victime d’un accident d’avion ; je pense, enfin,
à Albert Beaufour, qui a été un de nos premiers
membres, chez qui nous avons fait nos premières
réunions, et dont la générosité nous a permis
de démarrer.
Le juste combat
Je suis, à titre personnel, très reconnaissant, quand
je contemple le chemin déjà accompli, envers mes
camarades du Club de l’Horloge. Ensemble, nous avons
mené le juste combat. Je pense, en particulier, à ceux
avec qui nous avons lancé l’association, à partir
de 1974, notamment Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou, Michel Leroy,
Jean-Paul Antoine, Bernard Mazin et Didier Maupas. Les quatre
premiers ont pris d’autres responsabilités, qui les
ont conduits à quitter celles qu’ils avaient au Club
de l’Horloge, mais je n’oublie pas tout ce que nous
leur devons. Je me félicite aussi, tout
particulièrement, de l’aide remarquable que Christophe
Beaumont et Xavier Van Lierde nous ont apportée pour la
réalisation de notre livre-anniversaire. Et je tiens à
dire, enfin, toute ma gratitude à nos collaboratrices, Marie
Le Tors, Anne-Marie Legrand et Martine Martineau, qui font preuve
d’un dévouement admirable envers le Club de
l’Horloge.
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