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1. Un "antiprix"
décerné à un auteur pour critiquer ses
idées
2. Les "lauréats" du prix Lyssenko
depuis sa création
1. Les raisons d'un antiprix
Le prix
Lyssenko, créé par le Club de l'Horloge en
1990, est attribué chaque année à un auteur
ou une personnalité qui a, par ses écrits ou par
ses actes, apporté une contribution exemplaire à la
désinformation en matière scientifique ou
historique, avec des méthodes et arguments
idéologiques.
Les lauréats sont choisis par un jury scientifique
formé de spécialistes des diverses disciplines -
biologie, démographie, économie, linguistique,
géographie, ethnographie, sociologie, politologie,
psychologie, psychiatrie, criminologie, histoire... La
composition du jury reste secrète, de manière
à protéger la liberté de jugement de ses
membres. Il va de soi que le Club de l'Horloge a seul la
responsabilité de la décision finale sur
l'attribution du "prix".
Trophime Denissovitch Lyssenko
(1898-1976)
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Trophime Lyssenko
sculpture de Marie-José de
Bravura |
Maître de la biologie soviétique
sous Staline et Khrouchtchev, Lyssenko combattit la
génétique, en montrant que ses enseignements sont
contraires au marxisme. Selon son analyse, la science
progressiste appelle à la transformation de la
société et s'oppose à la science
réactionnaire - bourgeoise, fasciste, nazie -, qui
justifie le conservatisme et l'inégalité. Ceux qui
s'attaquent aux théories jugées par eux
réactionnaires, et dénoncent les auteurs qui
soutiennent celles-ci dans les divers domaines de la science,
sont fidèles à l'inspiration de Lyssenko, à
défaut de s'attacher à la lettre de sa
pensée.
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Le prix Lyssenko est un canular, bien
sûr. Mais c'est un canular sérieux. De 1937 à
1964, Lyssenko a tyrannisé la biologie soviétique.
Il affirmait que la génétique était
incompatible avec le marxisme et son projet de créer
l'homme nouveau. Le prix Nobel Jacques Monod estimait que
Lyssenko avait raison sur ce point : entre le marxisme et la
science, il faut choisir. Aujourd'hui, l'étatisme marxiste
s'est effondré, mais l'utopie égalitaire a
donné naissance à une nouvelle idéologie
dominante : le néosocialisme cosmopolite. Comme
l'ancienne, celle-ci ne maintient ses positions que grâce
au terrorisme intellectuel qui empêche la
vérité de se faire jour.
Le néolyssenkisme fait des ravages dans les divers
domaines de la connaissance, surtout dans notre pays. Il entrave
certaines recherches et fait en sorte que le grand public ne
mesure pas à quel point l'égalitarisme sous toutes
ses formes est incompatible avec les résultats de la
science. Cependant, comme l'a dit Abraham Lincoln, "on ne peut
pas mentir à tout le monde tout le temps". Le Club de
l'Horloge poursuit avec confiance son combat pour la
vérité, parce que celle-ci libère l'homme de
la superstition socialiste.
Pour en savoir plus : Science et politique, un lyssenkisme
généralisé
2. Le palmarès du prix Lyssenko
2006 : 2006 :
Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherches
au CNRS, et Yvan Gastaut, historien, maître de
conférences à l'université de Nice, pour
leurs analyses des bienfaits de l'immigration et de la
mixité sociale
2005 : Olivier Le Cour Grandmaison,
historien, auteur de Coloniser. Exterminer - Sur la guerre et
l'Etat colonial, pour sa contribution à l’histoire
de la colonisation française
2004 : Didier Billion,
géographe, historien, politologue, pour son analyse des
rapports entre la Turquie et l’Europe
2003 : Elisabeth
Roudinesco, psychanalyste, disciple de Freud et Lacan, pour sa
défense et illustration de la psychanalyse
2002 : Daniel
Cohn-Bendit et Olivier Duhamel, députés
européens, et Thierry Vissol, économiste, pour leur
contribution exemplaire à la campagne en faveur de
l’€uro
2001 : Gilles Kepel et
Bruno Etienne, orientalistes, pour leur analyse du déclin
de l’islamisme
2000 : Martin Bernal,
auteur de Black Athena - Les origines afro-asiatiques de la
civilisation classique, pour son analyse des origines de la
civilisation occidentale
1999 : Michèle
Tribalat, démographe, pour son analyse du coût de
l'immigration
1998 : Pierre
Bourdieu, sociologue, pour l'ensemble de son œuvre
1997 : Pascal
Perrineau, politologue, pour son analyse de la vie politique
française
1996 : André
Langaney, généticien, professeur au Muséum
d'histoire naturelle, pour sa contribution à
l'étude des races humaines
1995 : Jean-Pierre
Chrétien, historien professionnel et ethnologue amateur,
pour son analyse des ethnies africaines, décrites comme un
fantasme de la colonisation
1994 : John Kenneth
Galbraith, économiste, pour sa défense du salaire
minimum et des politiques socialistes de lutte contre le
chômage
1993 : Carlo Ginzburg,
historien, et Jean-Paul Demoule, archéologue, pour leur
contribution aux études indo-européennes
1992 : Robert
Badinter, ancien ministre de la justice, "fils spirituel" du
criminologiste Marc Ancel (1902-1990), pour sa contribution
théorique et pratique à la lutte contre le
crime
1991: Hervé Le
Bras, démographe, pour son analyse de l'immigration
étrangère et de la natalité
française
1990 : Albert
Jacquard, généticien, pour l'ensemble de son
œuvre
et Jean-Noël
Jeanneney, historien, pour son action comme président de
la mission du Bicentenaire
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